-2 représentatives de l'état
initial des milieux aquatiques des communes de Dissangis
et Massangis (89), avant toute intervention d'entretien Dans le cadre de ce dossier, soumis à enquête publique, Eau & Rivière de Bourgogne a fait part de ses remarques constructives, pour opérer une sélectivité des interventions d'entretien, après analyse de l'étude d'incidence et plus particulièrement les préconisations de travaux. Il était indiqué au dossier que l'élagage de la végétation ne devait pas dépasser 10% et seuls les embâcles (bouchon occasionnés par l'amoncellement de bois morts et autres matériaux) devaient être enlevés. Le préfet de l'Yonne a déclaré ce projet d'entretien de rivières d'intérêt général, et l'a autorisé, sans indiquer les, règles techniques particulière à respecter....considérant seulement qu'il devait intervenir conformément aux indications du dossier. Pourtant, le Schéma Directeur d'Aménagement et de la Gestion des Eaux (SDAGE) Seine-Normandie indique clairement que toute opération tendant à accélérer l'écoulement des eaux et/ou détruire des espaces naturels en tête de bassin est à proscrire. Ces travaux ont été accompli durant l'été 2004 par le syndicat intercommunal de la vallée su Serein sous maîtrise d'oeuvre du bureau d'étude SESAER Dans le cadre de la contestation de l'arrêté préfectoral autorisant les travaux devant le tribunal administratif de Dijon, nous avons eu la surprise de constater que le dossier de la procédure comprenait une pièce -non versée au dossier d'enquête publique- selon laquelle l'IER (institut pour l'entretien des Rivières) proposait l'ablation de la végétation rivulaire (jusqu'à 100% d'élagage), et l'enlèvement de tous les bois morts y compris les brindilles et la végétation basse. En contraction avec les autres engagements du dossier d'enquête publique. Le tribunal a rejeté notre requête. L'environnement, la protection des ressources naturelles, la lutte contre la sécheresse et contre les inondations ne serait-ce qu'en retenant l'eau le plus possible à l'amont au lieu de l'évacuer par tous les moyens, ne concernent pas les juges. Notre région est sacrifiée pour favoriser l'arrivée de l'eau en Ile de France. Un commentaire à ce sujet va être réaliser prochainement. Pour en revenir sur le secteur concerné, il est à craindre que les espèces piscicoles diminuent de près de 70% dans les 3 ans puisqu'il n'y a plus rien pour les protéger des prédateurs (dont l'homme) et de la force du courant en période de crue. Voir les conséquences annoncées par voie de presse Un travail à l'aide d'une pelleteuse ne relève certainement pas d'un travail écologique sérieux. Qui plus est, lorsque l'étude de faisabilité et d'impact est réalisée après la réalisation des travaux......C'est vrai que l'argent public n'a pas d'odeur et ne sort pas de la poche de ces Messieurs. On casse on paie avec l'argent des autres et on réfléchi après. Le rapport du CSP pdf (Conseil Supérieur de la Pêche) relatif à cette opération évoque en termes à peine succincts les conséquences de telles interventions. Eau & Rivières de Bourgogne, avant que sa demande en suspension de l'arrêté préfectoral autorisant les travaux ait été rejetée pour défaut d'urgence par le tribunal administratif de Dijon, avait provoqué une réunion de chantier avec le CSP, l'agence de l'eau Seine-Normandie, la fédération départementale de pêche, le syndicat intercommunal de la vallée du Serein....qui a tout juste freiné l'opération d'entretien engagée sur le terrain. Pour l'AESN, qui finance largement ce type d'opération avec l'argent des contribuables de l'eau, précise que "la nature reprendre ses droits" (voir son courrier). Mais alors, à quoi bon engager cette dépense publique ...inconsidérée ? Sauf à ce que cet entretien se renouvelle tous les 5 à 6 ans, ce qui semble être prévu par les opérateurs ...au risque de pérenniser dans le temps l'altération des écosystèmes comme le gaspillage des deniers publics. Un article de presse
paru
dans l'Yonne républicaine fait état d'un empoissonnement satisfaisant à
la suite d'une pêche électrique organisée sur la commune de Massangis,
à un endroit où la
rivière n'a pas fait l'objet d'une quelconque intervention . Il est
probable que les travaux réalisés en amont de Massangis avant cette pêche
électrique aient engendré un déplacement du cheptel piscicole vers l'aval. Il
n'est donc pas étonnant de trouver des poissons en grand nombre sur
Massangis. Par contre, il est dommage qu'il n'y ait eu
aucune pêche électrique sur les lieux des travaux, avant démarrage des
travaux d'entretien comme après leur réalisation...obligation technique
que la DDAF de l'Yonne aurait pu prévoir dans son autorisation
administrative à titre d'autocontrôle de la non dégradation des milieux
aquatiques. Auraient-ils peur que les résultats
démontrent que nous ayons raison. Encore plus surprenant. La totalité du cours d'eau a fait l'objet d'interventions identiques par ce même syndicat en l'absence de toute autorisation et d'étude d'impact globale assortie d'une étude de danger sur les risques d'inondation générés par l'accélération de l'écoulement des eaux favorisés par ce types de travaux. D'autres interventions ont eu lieu en Côte d'Or par un autre syndicat. Est-il raisonnable
d'intervenir en l'absence d'étude globale de bassin sur les risques
engendrés par ces opérations financées par de l'argent public à l'heure
actuelle, alors qu'il est admis que les conséquences cumulées de ces
opérations n'ayant jamais été évaluées devront être prises en compte
prochainement ?
Pour parvenir au bon état
écologique des eaux en 2015, il va falloir faire sérieusement évoluer ces
comportements, fortement ancrés dans les mentalités rurales. Une série de photos sera mise en ligne prochainement. Question de temps | ||||